Faut-il avoir un don pour faire du piano ?

faut-il avoir un don pour faire du piano ?C’est une idée reçue fortement ancrée dans la tête des gens.

Une pratique artistique ne peut être qu’assortie d’un don, raison de plus lorsque l’on est adulte débutant le piano (!).

Et par conséquent de nombreuses personnes hésitent à se lancer dans l’étude du piano, car elles ont peur de n’avoir aucun don et d’échouer dans cette entreprise.  

Selon une étude statistique réalisée en 2006, sur 68 % des français exprimant le souhait de faire de la musique, seuls 34% se lancent. Pourquoi aussi peu ?

Aujourd’hui, je vous propose de faire le point sur cette délicate question : faut-il vraiment avoir un don pour faire du piano ?  

 

Qu’est-ce qu’un don ?

D’après le dictionnaire Larousse,

Talent, disposition, qualité de quelqu’un, que l’on considère comme innés, naturels : Avoir un don pour la musique.  

En quoi un don peut-il aider dans l’apprentissage du piano ?

Sous ses apparences de facilité, ne suffit-il pas d’appuyer sur une touche pour émettre un son (!), le piano requiert de nombreuses compétences à maîtriser.don au piano ? Cela suppose en effet dans un premier temps d’acquérir

  • une position idéale de la main sur le clavier
  • une bonne indépendance des deux mains
  • la maîtrise des clés de sol et fa
  • une capacité à anticiper la lecture des notes et le déplacement des mains sur le clavier
  • le sens du rythme

Par la suite, la maîtrise du piano nécessite

  • une bonne musicalité
  • une connaissance du répertoire
  • un toucher adapté en fonction de l’œuvre abordée, on ne joue pas Chopin comme Grieg !

 

Avoir un certain talent favorise-t-il l’acquisition de ces compétences ?

déchiffrage et don au pianoÉvidemment, je ne vous le cache pas, cela peut faire gagner du temps  !!

Si vous avez de réelles aptitudes à dissocier le travail de vos deux mains, ou à lire la musique, ou à entendre les mélodies que vous déchiffrez, vous allez avancer certainement plus vite dans votre apprentissage du piano.

Donc oui, on ne peut pratiquer un art sans un minimum de talent.

Mais peut-on vraiment parler là de don ? Ne s’agit-il pas plutôt de facilités, donc d’intelligence, de capacités d’observation de concentration plus que de don.  

 

Quel serait donc le véritable don au piano ?mains sur piano

Qui n’a pas rêver…

  • de savoir maîtriser un morceau difficile en quelques minutes sans difficulté apparente
  • d’avoir une virtuosité, un toucher, une maîtrise du clavier et du son exceptionnels (tel Liszt pianiste hongrois virtuose rendu célèbre par son toucher et sa technique hors du commun)
  • d’avoir une mémoire et une oreille fantastique (tel Mozart qui était capable enfant de reproduire et de retranscrire de mémoire le “Miserere” de Gregorio Allegri)

Mais il faut être conscient que c’est très rare de posséder de tels dons et que si ces dons sont acquis naturellement, les développer pour en faire ce que l’on veut  demande réellement du travail.  

 Sans technique un don n’est rien qu’une sale manie..
Georges Brassens
 

 

Les pianistes talentueux de haut niveau sont eux aussi obligés de travailler

Don au piano

Valentina Lisitsa

Car qui dit don, ne dit pas perfection.

En effet, on peut avoir des facilités pour jouer d’un instrument mais sans forcément produire des sons purs et exceptionnels car pour cela, il faut une grande maitrise technique et une oreille exercée.

Donc si une personne est douée et reconnue en tant que telle et encouragée dans ce sens, il y a de fortes chances qu’elle devienne passionnée par la maîtrise de son art.

Et par voie de conséquence, elle finira toujours par travailler plus que la moyenne !

Chez la plupart des personnes douées on retrouve ce perfectionnisme. Comme si une responsabilité leur incombait de transformer leur ” beau potentiel ” en un résultat exceptionnel.

Ainsi en musique, avoir un don, une facilité naturelle, ne suffit pas.

Il faut maîtriser parfaitement la technique instrumentale et s’enrichir au contact d’autres musiciens (professeurs ou autres) et développer ainsi sa culture musicale indispensable à la compréhension et à l’interprétation des œuvres de tout répertoire classique, jazz ou moderne.  

 

En conclusion

Avoir un don est une réelle opportunité mais ne suffira pas à faire de vous un excellent pianiste.

J’espère ne pas briser de rêves en disant cela 😉

Car au delà de l’aspect technique, le piano suppose de développer certaines qualités d’écoute, d’observation de soi-même, de patience aussi qui sont garantes d’une bonne expérience au piano.

Par contre, jouer du piano peut vous apporter beaucoup en termes de plaisir, d’épanouissement personnel, de concentration.

Mais il n’y a aucun moyen à l’heure actuelle de savoir à l’avance si pour vous, cela sera facile, car cela dépendra en grande partie de la relation de confiance que vous aurez avec votre professeur et de la méthode que celui-ci utilisera en première année pour vous transmettre son savoir.

Donc mon conseil, à fortiori si vous êtes adulte débutant, trouver un bon prof et lancez-vous !  

Et vous, qu’en pensez-vous ? Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir si vous ou quelqu’un de votre entourage avait un don pour le piano ?  

 

15 Commentaires

  • De ma vision des choses, il n’y a pas de génies, de personnes talentueuses sans beaucoup de travail derrière, le talent ça s’apprend, on ne naît pas avec 🙂

    • Je suis en train de vivre une expérience particulière et suis tombé sur cet article… j’adore la musique, et me suis mis au piano tout seul il y a quelques années. Essentiellement la musiqie classique. J’ai maintenant décidé de prendre des cours avec un professeur. Je ne sais pas lire la musique, juste quelques notions de solfège et d’harmonie. La semaine dernière j’ai rencontré 3 professeurs de conservatoire qui donnent des cours particuliers. Aucun n’a accepté de me donner des cours, car selon eux “ils n’en sont pas capables” !?
      Ils m’ont dit que j’avais développé ma technique pianistique au dela du niveau du conservatoire, et ne comprennent pas comment j’ai pu faire cela seul. Ils disent que j’ai un don. Moi je ne me suis jamais posé la question… c’est assez troublant… je ne pense pas être si “bon” que ça. Finalement, un d’eux m’a rappelé et m’a mis en contact avec le directeur du departement Polyphonie du conservatoire de ma ville. Je passe une audition vendredi prochain (ce qui me pétrifie de peur).
      Alors… je sais pas quoi penser, inné ou pas… ?

      • Quelle histoire !
        Je comprends vos doutes car il est vrai qu’on peut avoir des facilités, un don mais sans se sentir différent ou meilleur pour autant.
        C’est le regard des autres, surtout des professionnels, qui va vous éclairer.

        Je ne sais pas quelles œuvres du répertoire classique, vous avez joué à ces 3 professeurs mais vous avez dû les impressionner !
        Lorsqu’un professeur juge le jeu d’un élève, il se fait un premier avis général qui lui permet de voir les erreurs à corriger.
        Dans votre cas, à priori, ces 3 professeurs n’ont pas trouvé de défauts à corriger.
        C’est qu’ils ont dû trouver votre technique impeccable !

        C’est peut-être cela votre don inné, jouer de manière naturelle sans les crispations habituelles et les mouvements parasites qui viennent bloquer la machine (un peu à la manière des très jeunes enfants qui placent naturellement leurs doigts sur le clavier avant de se crisper à force de vouloir “trop” bien faire).

        Certes la technique est importante, mais vous ont-ils parler de votre production sonore et de votre musicalité ?
        Ce qui m’étonne, c’est que vous n’avez pas eu de cours, et vous dites ne pas lire la musique.
        Alors comment avez-vous appris et en combien de temps ? Je suis curieuse 🙂

        • Bonjour,
          Concernant les pièces, j’ai joué la sonate au clair de lune de Beethoven (les 3 mouvements), la Fantasie Impromptu de Chopin, 2 nocturnes et une valse. La sonate “Facile” de Mozart… il y en a eu pour une heure de musique 🙂

          Hormis la technique, c’est la musicalité et la recherche du son qu’ils ont apprécié (pas évident du tout pour moi car je n’ai qu’un piano numérique chez moi et là j’ai découvert les quarts de queue…. quel plaisir !)

          La crispation…il y en a eu car j’étais pétrifié de peur… d’habitude je joue seul et pour moi. Apparement, d’après leurs dires, “il se passe quelque chose lorsque je joue”, et l’émotion se transmet…

          J’ai honte de dire comment j’apprends toutes ces pièces. J’écoute beaucoup, je trouve des fichiers MIDI que j’insère dans mon piano, et surtout je regarde des Masterclass données par les plus grands (Lang Lang, Barenboin…).

          • Bonsoir Nicolas,

            Quel programme en effet ! Bravo !
            Le 3ème mouvement de la sonate Au clair de lune de Beethoven et la Fantaisie Impromptu de Chopin sont d’une difficulté telle que peu de musiciens amateurs arrivent à les jouer correctement (c’est-à-dire avec vélocité, précision et nuances).

            Je pense que moi aussi, je serais restée “bouche-bée” devant votre talent.

            Surtout si j’ai bien tout compris, que vous avez appris d’oreille et en regardant des vidéos de grands Maîtres.

            Votre oreille est un atout certain.
            Vous devez avoir une mémoire eidétique comme Mozart ou plus proche de nous Martha Argerich. C’est-à-dire que vous avez, j’imagine, la capacité de reproduire une mélodie mains ensemble au piano après l’avoir entendue une seule fois.

            Je suppose que si vous souhaitez prendre des cours, c’est que cette manière de faire ne vous satisfait pas pleinement et que cela doit tout de même vous demander du temps…

            • Merci Claudine pour tous ces compliments, mais je suis treeeeees loin de Mozart ou Martha Argerich ! 🙂 Je n’y arrive pas du 1er coup. En réalité, avec de la pratique, on comprend de mieux en mieux le travail avec la gauche, chacun a son style entre Mozart, Chopin, Beethoven…

              Lorsque j’ai rencontré ces professeurs, on a bien passé une demi heure à essayer d’expliquer comment j’arrivais à retenir toutes ces notes. Ils etaient bluffés, mais je crois que plus qu’un talent, je dois avoir une façon particulière d’aborder la musique qui, pour moi, est tout sauf une suite de note… c’est assez difficile à expliquer. Aujourd’hui j’essaie d’attaquer des pièces comme la Polonaise Héroïque de Chopin, la Rhapsody Hongroise n°2 de Lizst ou son étude “La Campanella”, et j’aimerais vraiment avoir à mes côtés un professeur ou un “coach” pour en tirer le maximum. C’est pourquoi je souhaite debuter les cours. Avoir également plus d’assurance et d’opportunités à jouer devant et pour les gens, car une des finalité de la musique n’est-ce pas d’exprimer, de transmettre un langage ?

              Finalement nous avons comparé le temps nécessaire à l’apprentissage de telles pièces et il est équivalent à un pianiste avancé dechiffrant une partition.

              Je passe l’audition avec un spécialiste vendredi, je pense que ça sera une expérience incroyable, surtout s’il en conclut que ça vaut le coup de me prendre en mains… À suivre…

              • Bonjour Nicolas,

                Vous devez avoir l’oreille absolue.
                Une dame m’a raconté que lorsqu’elle était petite en cours de solfège au conservatoire, elle avait l’impression que quelqu’un lui soufflait le nom des notes pendant les dictées musicales. Cela la mettait très mal à l’aise par rapport à ses camarades car elle ne savait pas pourquoi on l’aidait et comment dire à cette personne (qu’elle ne voyait pas) d’arrêter de lui dire le nom des notes. Elle a finit par en parler à sa mère car elle avait l’impression de tricher et cela la mettait mal à l’aise ! Et c’est là, qu’ils ont découvert son oreille absolue.
                Dans la tête de quelqu’un qui a l’oreille absolue, les sons sont une évidence, un langage à part entière qui s’exprime indépendamment de toute volonté.
                C’est ce que vous devez vivre certainement.

                Il ne vous reste plus maintenant qu’à apprendre à déchiffrer le texte écrit des partitions.
                Et je suis sûre que vous irez encore plus vite que maintenant !
                Surtout que vous souhaitez vous attaquer à des pièces très difficiles.

                Je vous souhaite bon courage et bonne chance pour vendredi.
                Tenez-nous au courant !

                • Bonsoir,

                  Comme promis je viens donner des nouvelles. J’ai eu mon audition qui s’est bien passée. On m’a demandé de jouer la Fantaisie Impromptu de Chopin. Suite à cela, j’ai tout de suite eu le droit à 1h de test sur beaucoup de points : techniques pianistiques, solfège, exercices rythmiques et harmoniques, oreille, etc… et le professeur a décidé de me prendre en cours particuliers (tout de même dans le conservatoire de ma ville). Il m’a indiqué être aussi docteur en musicologie et mener des recherches sur des modèles pédagogiques différents pour les personnes ayant des facultés particulières. Il etait donc enchanté d’avoir trouvé un nouveau “cobaye” 🙂 (dans le bon sens du terme). Il m’a d’ailleurs dit qu’il a eu un élève il y a quelques années qui était le contraire de moi : il est autiste (ça on n’y peut rien) mais du coup pas du tout communicatif et ayant du mal à faire ressortir les expressions au piano. Par contre, hyper passionné et surtout il arrivait à mémoriser une page de partition d’une pièce qu’il ne connaissait absolument pas et de la jouer pendant qu’il lisait et memorisait déjà la page suivante.
                  C’est sûr que moi, quand il m’a collé la partition de la fantaisie Impromptu et qu’il m’a demandé de la jouer à partir d’un endroit en plein milieu j’étais paumé ! D’ailleurs ce qui l’a fait rire, c’est que puisque j’avais la partition devant le nez (ce qui est nouveau pour moi), il m’a fait remarquer que je fermais les yeux lorsque je jouais… donc pour lire c’est assez embêtant.

                  J’ai depuis eu 2 cours avec ce professeur hors du commun, qui arrive tout de suite à détecter mes lacunes puisqu’il comprend “comment je raisonne”. Je sens déjà avoir progressé.
                  Par contre… on a attaqué le dechiffrage et jai deja 3 partitions à déchiffrer pour la semaine prochaine… et ça c’est difficile pour moi… mais un passage obligé pour mieux progresser par la suite.

                  Finalement, le plus gros bémol, c’est qu’il semble maintenant obligatoire d’avoir un piano à queue pour que le piano suive techniquement les oeuvres difficiles qu’on va travailler…et là il faudra negocier avec ma femme, le déchiffrage me semble un jeu d’enfant à côté 🙂

                  À bientôt

                  Nicolas.

  • Bonjour Nicolas,

    Merci pour votre message.

    Je suis ravie d’apprendre que votre audition s’est bien passée et que vous avez ENFIN trouvé un professeur qui accepte de vous aider à progresser.
    C’est drôle comme concept un prof qui s’intéresse aux élèves qui ont des “facultés particulières” mais c’est vrai qu’il en faut 🙂 On a plus l’habitude d’entendre parler d’élèves en difficulté pour lesquels, il faut faire du sur-mesure.
    Moi aussi, j’ai eu pendant quelques temps un élève présentant un syndrome autistique avec une mémoire extraordinaire mais qui avait du mal à lire une partition et à nuancer son jeu.

    En tout cas, bravo ! C’est super pour vous !

    Toutefois, je m’interroge comment allez vous déchiffrer des partitions, si vous ne savez pas lire ?
    Allez-vous suivre une formation accélérée en solfège ?

    Quant au piano à queue, il n’y a pas de mal à se faire plaisir mais est-ce vraiment nécessaire ?
    Si vous avez un piano droit de bonne facture, vous pourrez en faire ce que vous voudrez.

    Les œuvres difficiles que vous allez jouer ne connaîtront que la limite que vos doigts leur donneront. 😉

    • Bonjour,

      J’ai commencé à apprendre à lire… il m’a montré comment lire les figures rythmiques, clé de sol et fa, la lecture verticale et dire à haute voix les doigtés, et maintenant c’est à moi de jouer pour déchiffrer quelques partitions simples qu’il m’a donné. En parallèle, j’ai aussi pour exercice sur les pièces plus compliquées que je joue de mettre la partition devant les yeux et savoir me repérer.

      Je n’ai pas de piano droit, juste un numérique haut de gamme, mais j’ai pu constater que jouer sur un bon piano à queue n’a rien à voir !

      Il n’y a plus qu’à travailler dur pour rattraper mon retard sur la lecture…

      Nicolas

      • Bonsoir Nicolas,

        Désolée pour ma réponse “plus-que-tardive”.

        Je suis sûre que vous allez y arriver car je suis persuadée que la motivation permet de déplacer des montagnes.
        Là, il s’agit juste de la lecture de quelques notes (une “petite” montagne).
        Pas de mystères, avec de l’entraînement et beaucoup de déchiffrage, cela va venir facilement !
        Par contre, il vous faudra faire attention à bien suivre la partition et à ne pas apprendre directement par cœur.

        Si vous avez un piano numérique même haut de gamme, jouer sur un piano acoustique qu’il soit droit ou à queue est une expérience qui est incomparable.
        Je partage avec vous cette idée même si je pense que pour bien travailler, il est bon d’avoir un piano acoustique et numérique. J’en parle d’ailleurs ici.

        Bonne continuation et à bientôt !

        • Pas de problème, ce n’est qu’une discussion. Lors du (pitoyable) déchiffrage que j’ai pu faire, on s’est rendu compte qu’une fois que je me suis entendu jouer, c’est dans ma tête et je reproduis par coeur. Le prof me dit que c’est pas un problème pour la suite au contraire, par contre du coup il me change de partition régulièrement pour que je découvre toujours 🙂

          En parlant de piano acoustiques et numériques, que pensez-vous des systèmes Silent ?

          Et pour revenir à l’article de base, “Faut-il avoir un don pour faire du piano”, la réponse est non. Par contre le professeur m’a perturbé avec une question à laquelle je ne sais pas répondre : il m’a d’abord dit qu’il souhaite que je participe au concert des élèves du 3ème cycle du conservatoire (même si ça fait un peu “bête de foire”) puis il m’a demandé quel était mon objectif, qu’est-ce que je souhaite faire de cette faculté particulière ?

          Moi je voulais juste prendre des cours de piano… maintenant je n’en sais rien…

          • Bonjour Nicolas,

            J’ai fait installé un système silencieux sur mon piano acoustique il y a quelques années, pour ne plus déranger mes voisins.
            Je n’ai jamais regretté cet investissement. La tranquillité d’esprit est parfois à ce prix !!!
            Toutefois, je dois avouer que de jouer au casque pendant des heures n’était pas très confortable.
            Maintenant, j’ai vu chez des élèves, que le silent piano de Yamaha est livré avec un casque fermé, ultra léger.
            Vous devriez tester ce système car c’est un moyen très efficace de combiner les 2 modes (acoustique et numérique).

            Je dois avouer que moi aussi lorsque j’ai des élèves brillants, je veux que d’autres personnes les entendent.
            Non pas pour faire valoir mes qualités de pédagogue (car moi, je ne fais que montrer le chemin, c’est eux qui font le travail) mais simplement pour montrer à ceux qui doutent que la musique peut être jouée brillamment et surtout facilement !
            De plus, la musique selon moi se doit d’être partagée sinon elle perd sa vocation première qui est de marquer les consciences (en bien ou en mal d’ailleurs :))
            Ne jouer du piano que pour soi, c’est un peu comme déguster un bon vin seul dans son coin.
            Le plaisir est décuplé lorsqu’on est à plusieurs et en plus on est assuré de passer un bon moment !

            Concernant la question que vous a posé votre professeur, cela rejoint justement ce que je dis dans l’article.
            Une fois que le don est établi, vous avez une responsabilité qui vous incombe… en quelque sorte !
            Mais vous n’êtes pas obligé de l’accepter.
            Vous pouvez prendre quelques cours et poursuivre le piano en amateur si vous le souhaitez.

            Donnez-vous un peu de temps…

  • Bonjour,

    Merci pour votre réponse 🙂 Et le système silencieux ne modifie pas le toucher ?

    Ça y est j’ai dit à mon prof que oui, je veux jouer devant les gens, même si l’idée me terrifie (j’ai déjà du mal à jouer devant lui…). Il m’a proposé pour commencer à m’habituer, d’essayer de poster une vidéo où je joue sur un réseau social en me limitant sur le nombre d’enregistrement autorisé. Je l’ai fait dans un groupe de pianistes… sur la nocturne n°20 et la Fantaisie Impromptu de Chopin que je bosse en ce moment…
    D’ailleurs voici ce que ça donne lorsque j’essaye de jouer la Fantaisie à l’oreille :
    https://youtu.be/rzS_Z8yKNqE

    PS : Soyez indulgente 🙂 Elle n’est pas encore finalisée et mon téléphone a arrêté de filmer à la fin par manque de place…

    Bonne journée

    Nicolas

    • Bonjour Nicolas,

      C’est impressionnant la fluidité de votre jeu main droite dans la fantaisie !
      Quand on connait la difficulté du morceau, c’est stupéfiant de voir un tel résultat rien qu’à l’oreille. Il ne manque pas une note, BRAVO !!
      La basse mériterait d’être un peu renforcée mais c’est certainement dû au fait que vous jouez Chopin sur un piano numérique.

      J’ai écouté aussi le nocturne 20.
      Là aussi, très fluide, très ressenti et surtout très en rythme.
      Pareil, sur un piano acoustique, l’expression serait mieux mise en valeur.

      Vous faites bien de jouer à cette audition, car c’est en jouant souvent devant d’autres personnes, que paradoxalement on apprend à les oublier.
      En effet, lorsqu’on joue en public, il faut penser à soi et jouer pour soi en ayant à coeur de mettre en valeur la musique. Donc il faut se concentrer sur les émotions du morceau mais par sur ses émotions internes. Devenez indifférent à vous-même et aux autres 😉 et ce sera parfait.
      Vous avez certainement déjà lu l’article que j’ai écrit sur le trac. Il est plus que jamais d’actualité pour vous !

      Sinon, pour répondre à votre question.
      On ne ressent pas du tout la différence de toucher, car les marteaux sont arrêtés dans leur course à quelques mm des cordes.
      Il est préférable que le silencieux soit posé d’origine sur le piano acoustique que vous achetez, le clavier ainsi est mieux préparé.
      De plus, vous évitez ainsi de passer par le stade du “technicien qui entreprend de découper avec sa scie votre piano”. je l’ai vécu, c’est terrifiant !!!

      Bonne journée à vous

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